Sommaire :
Virus mutant de la fièvre aphteuse
La fièvre Aphteuse n'est pas transmissible à l'homme
La fièvre aphteuse entraîne une véritable
crise
Décision de la Commission du
18 juillet 2001 modifiant pour la sixième
fois la décision 2001/356/CE relative à certaines mesures de protection
contre la fièvre aphteuse au Royaume-Uni [notifiée sous le numéro C(2001)
2225] (1) JOCE L 195 du 19/07/01
Lire
la décision sur europa.eu.int
COMMUNIQUE DE PRESSE: Commerce extérieur agro-alimentaire de mai 2001
:
"Un excédent de 3,7 milliards de francs "
Paris, le 17 juillet 2001
Lire
le communiqué sur agriculture.gouv.fr
"Discours de Jean GLAVANY à l'Assemblée Générale de la
Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) LAVAL, le
4 Juillet 2001
Grâce aux efforts de tous, et, en particulier, d'abord et avant
tout par les professionnels de la Mayenne et de l'Orne auxquels je veux
rendre un hommage particulier depuis le 23 juin, la France a retrouvé
son statut de pays "indemne de fièvre aphteuse sans vaccination",..."
Lire
la suite sur agriculture.gouv.fr
La fièvre aphteuse dans la cité des éléphants
22 juin 2001
2 cas de fièvre aphteuse ont été détectés
chez des éléphants à Delhi (Inde). Il semble que
ces cas ne soit pas les premiers. Il y a 10 mois un autre éléphant
est décédé des mêmes symptômes près
de Kerala. Habituellement les éléphants ne sont pas sensibles
à cette maladie. Mais la forte concentration de bétail
et de porc dans cette région a pu provoquer une augmentation
de la concentration en virus dans ce secteur et atteindre les éléphants.
D'autre part les conditions d'hygiènes sont déplorables
dans cette région et des septicémies sont fréquentes.
Les animaux sont alors beaucoup plus fragiles et susceptibles d'attraper
des maladies virales telle que la fièvre aphteuse.
SPECIAL FIEVRE APHTEUSE - DES NOUVELLES DU COTE DE LA FIEVRE APHTEUSE
(source : Bulletin Electronique Royaume-Uni - 16 juin 2001- ADIT)
Le parti travailliste, pendant la campagne au mois de mai, a promis
qu'une enquete serait mise en place pour etudier les aspects scientifiques
permettant d'eviter l'apparition d'epizooties dans le futur. Le gouvernement
souhaite limiter l'enquete sur l'epidemie de fievre aphteuse aux aspects
purement scientifiques en evitant les questions politiques. Cette position
doit etre comparee a celle adoptee par le meme gouvernement travailliste
pour l'enquete Phillips sur la crise de la vache folle. Il est vrai
que le parti conservateur avait ete au pouvoir pendant toutes les annees
de crise. L'enquete pourrait etre confiee a la "Royal Society" (RS),
dont la vocation est de s'interesser a l'aspect scientifique des problemes.
Le "Royal College of Veterinary Surgeons" (RCVS) appelle quant a lui
a une enquete beaucoup plus poussee, du meme ordre que l'enquete "Northumberland"
realisee a l'issue de l'epidemie de fievre aphteuse de 1967 par la chambre
des Lords. Il faudrait, selon le RCVS que l'enquete soit independante,
et libre de chercher les preuves ou qu'elles soient. Au sein de cette
enquete, la RS pourrait etre entendue comme temoin mais ne devrait pas
etre chargee de l'organiser. Le point de rencontre entre la science
et la politique se trouve au niveau du choix de la modelisation de l'epidemie.
Le "Cabinet Office Briefing Room" (COBR), le comite qui a gere la crise
de la fievre aphteuse sous la direction de David King, a ete critique
pour avoir base sa politique d'abattage massif sur un modele mathematique
juge trop simpliste, propose par des specialistes des epizooties de
l'"Imperial College" et de Cambridge. La communaute veterinaire se demande
si le gouvernement, afin d'arreter l'epidemie avant les elections de
Juin, n'a pas deliberement choisi de ne pas s'interesser aux donnees
epidemiologiques supplementaires qui auraient permis d'affiner le modele.
Les criteres pris en comptent ont-ils ete le cout et l'aspect humain
ou seulement le desir d'en finir au plus vite? Il est vrai que le gouvernement
aurait beaucoup a perdre si une enquete etait ouverte afin d'etudier
autant les aspects politiques que scientifiques de l'epidemie de fievre
aphteuse. En effet, tous les journaux ont affirme que les lecons de
l'epidemie de 1967 n'ont pas ete prises en compte. Ainsi l'enquete "Northumberland"
de 1969 mettait l'accent sur la necessite de prevoir, des le depart,
l'evolution de l'epizootie, avec la mise en place immediate d'une equipe
de scientifiques comprenant des epidemiologistes, des meteorologues
et des virologistes. Il a fallu attendre un mois avant que le gouvernement
ne mette en place un tel dispositif en 2001. Cependant, l'erreur principale
du gouvernement a peut-etre ete de sous-estimer initialement l'ampleur
des mouvements des animaux et les consequences pour la dissemination
de l'epidemie, un probleme qui n'existait pas, ou peu, en 1967. Cependant,
les procedures judiciaires qui sont menees contre le "Ministry of Agriculture,
Fishery and Food" (MAFF) pour abattage non necessaire pourraient forcer
la main au gouvernement, l'obligeant a mettre en place une enquete approfondie
sur l'epidemie de fievre aphteuse et non seulement sur les aspects scientifiques.
Les experts en sante animale savent deja quels seront les sujets a developper
pour la fievre aphteuse : la modelisation des epidemies, les problemes
de diagnostic, et bien sur, la vaccination. L'epidemie a mis en evidence
un enorme trou dans la connaissance scientifique en particulier en matiere
de modelisation. Il est important de developper des techniques prenant
mieux en compte les differences qui existent entre les especes et les
regions. Il faudrait egalement regarder en quoi les infrastructures,
et les pratiques en matiere d'agriculture ont eu un impact sur le developpement
de l'epidemie, en comparaison avec celle de 1967. Les sujets prioritaires
n'ont pas change depuis l'enquete "Northumberland", ils ont juste manque
de fonds. A la suite de l'epidemie, il est possible que ces domaines
recoivent brusquement plus de financement, mais, selon Chris Bostock,
directeur de l'"Institute of Animal Health" il ne faut pas pour autant
negliger les autres secteurs de la recherche en sante animale et privilegier
le court terme au depend du long terme. (Research Fortnight 20/06/01)
En consequence de la fievre aphteuse, le "Natural Environment Research
Council" (NERC) a recu 200 demandes de chercheurs inquiets car l'epidemie
affecte leur travail. En raison des ressources limitees pour aider les
chercheurs, le NERC a decide de donner la priorite aux etudiants, et
en particulier a ceux de 2eme et 3eme annees. Les autres demandes d'aides
seront prises en compte apres celles des etudiants. (Research Fortnight
20/06/01) La fievre aphteuse pourrait etre utilisée comme une
arme de guerre pour destabiliser un pays. C'est ce qui ressort d'une
reunion d'experts internationaux qui s'est tenue a Edimbourg sur les
possibles risques en matiere de securite pour les etats. (AFP 19/06/01)
Le "Centre for Rural Economy" a publie plusieurs rapports sur les aspects
scientifiques, politiques et economiques de la crise, ils sont disponibles
sur son site internet http://www.ncl.ac.uk/cre
Virus mutant de la fièvre
aphteuse
(source : Bulletin Electronique Canada - ADIT)
6 juin 2001
Un chercheur de University of Guelph, en étudiant la fièvre
aphteuse, a trouvé une "empreinte" indiquant que le
virus pourrait partager certaines caractéristiques adaptatives
d'infections virales plus longues comme le VIH. Daniel Haydon, chercheur
au département de zoologie, s'est intéressé à
6 différents types de virus de fièvre aphteuse (FMDV,
an anglais).
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Un institut du MAFF développe
un nouveau test de diagnostic de la fièvre aphteuse
(source : Bulletin Electronique Japon - ADIT)
18 avril 2001
Le " National Institute of Animal Health " (NIAH), un institut de recherche
du MAFF, a développé une nouvelle méthode de détection des animaux atteints
de fièvre aphteuse. La nouvelle technique détecte chacun des sept virus
identifies jusqu'à présent comme responsables de cette infection. En
outre, il permet de déterminer si les animaux vaccinés ont été infectés.
Le test utilise un peptide synthétisé qui fait partie d'une protéine
produite par les sept souches de virus. Mélangé au sérum, ce peptide
permet de détecter l'infection en trois heures. Les tests existants
de diagnostic utilisent une forme inactive du virus pour détecter les
anticorps présents dans le sérum. Ces méthodes ne permettent toutefois
pas de distinguer les anticorps produits suite à une infection et ceux
résultants d'une vaccination. La demande pour le nouveau test pourrait
rapidement augmenter à Taiwan et en Corée du Sud ou les animaux sont
vaccinés. (Source: The Nikkei Industrial Daily, Tuesday, April 10, 2001)
(Contact: olivier.ruetsch@diplomatie.gouv.fr)
(Ref.: AGR/179/183)
EDITORIAL : La fièvre aphteuse
entraîne une véritable crise
12 avril 2001
La fièvre aphteuse entraîne une véritable crise au Royaume-Uni allant
jusqu'à entraîner le report des élections locales ainsi que des élections
générales qui, bien que la date n'ait pas été officiellement fixée,
étaient attendues pour le début du mois de mai. Le débat sur la vaccination
n'est pas clos et les modélisations de l'évolution du nombre de cas
déclarés laisse espérer qu'elle ne sera pas nécessaire. Une grande enquête
sur les raisons d'une telle épidémie est déjà prévue dès que la situation
sera redevenue normale et la maladie éradiquée. La présence de plusieurs
décès des suites de la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeld-Jakob
en quelques années aux environs du même village du Leicestershire a
entraîné une enquête pour en déterminer les causes probables. Les conclusions
viennent d'être rendues publiques, des explications sont avancées mais
les hypothèses émises sont encore très spéculatives.
(Source :Bulletin Electronique Royaume-Uni - ADIT)
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La fièvre Aphteuse n'est
pas transmissible à l'homme
Ministère délégué à la santé
- Direction générale de la santé
2 mars 2001
L'épizootie de fièvre
aphteuse qui s'est déclarée en Grande-Bretagne a pu susciter
des interrogations quant à la transmission possible à
l'homme du virus responsable.
C'est pourquoi le ministère délégué à
la santé tient à apporter les précisions suivantes.
Il faut rappeler que la fièvre aphteuse est une maladie animale
due à un virus, qui à priori n'est pas transmissible à
l'homme.
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Les mesures spectaculaires prises
n'ont pas pour objet d'éviter un risque de santé publique
ou d'environnement, mais de répondre à un besoin purement
économique.
Il faut souligner ici que plus de
93 % des bêtes abattues auraient pu guérir. L'abattage
en masse a donc un seul objectif : éviter de garder des bêtes
qui seraient moins rentables. Le principe de précaution, ou plutôt
de prévention, s'il avait été appliqué,
aurait plutôt consisté à maintenir les vaccinations,
ce qui, pour des raisons économiques, n'a pas été
fait.
Pourquoi on ne vaccine pas :
- 30 millions doses de vaccin sont
disponibles pour 300 millions animaux.
- Ce vaccin protège les animaux pour une seule souche du virus
- Pas de problème de santé publique car le virus affecte
rarement l'homme et de manière bénigne.
- Un animal vacciné reste porteur du virus : il n'est donc plus
" exportable "
- Le coût de l'abattage des animaux suspects est inférieur
à celui d'une campagne de vaccination.
30 mars 2001
Virus mutant de la fièvre aphteuse
Bulletin Electronique Canada -
ADIT
6 juin 2001
Un chercheur de University of Guelph, en étudiant la fièvre
aphteuse, a trouvé une "empreinte" indiquant que le
virus pourrait partager certaines caractéristiques adaptatives
d'infections virales plus longues comme le VIH. Daniel Haydon, chercheur
au département de zoologie, s'est intéressé à
6 différents types de virus de fièvre aphteuse (FMDV,
an anglais).Dans la partie génétique de son étude,
il écrit qu'il a découvert une empreinte dans les gènes
de FMDV qui révèle que le virus utilise son niveau de
mutation extrêmement élevé pour créer des
avantages sélectifs. Bien que FMDV n'est d'aucun risque pour
l'homme, cette variation a aussi été trouvée dans
les virus humains tels que le virus du sida, qui est obligé de
changer vite et souvent pour pouvoir tromper le système immunitaire.
Le docteur Haydon explique que c'est la raison pour laquelle on est
obligé de donner plusieurs médicaments pour combattre
le virus du sida, car s'il n'y en avait qu'un d'administré, le
virus, en mutant rapidement pourrait vite ne plus être reconnu
du système immunitaire, et passer inaperçu. Cependant,
en ce qui concerne la mutation du FMDV, il n'est pas si simple de savoir
si c'est une coïncidence accidentelle lui permettant de survivre
ou bien une qualité intrinsèque au virus qui lui permet
de persister. Pour plus d'informations Daniel Haydon, Dpt of Zoology,
Tel : 519-824-4120 poste 6300 Email : dhaydon@uoguelph.ca
TORONTO (sculto@idirect.com)
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La fièvre Aphteuse n'est pas
transmissible à l'homme
Ministère délégué à la santé
- Direction générale de la santé
2 mars 2001
L'épizootie de fièvre aphteuse qui s'est
déclarée en Grande-Bretagne a pu susciter des interrogations
quant à la transmission possible à l'homme du virus responsable.
C'est pourquoi le ministère délégué à
la santé tient à apporter les précisions suivantes.
Il faut rappeler que la fièvre aphteuse est une maladie animale
due à un virus, qui à priori n'est pas transmissible à
l'homme.
L'analyse des données scientifiques existantes
fait cependant apparaître que quelques cas de maladie humaine
bénigne, reproduisant les signes de la fièvre aphteuse,
ont pu être observés dans des circonstances particulières
(contacts fréquents avec des animaux malades, consommation répétée
de produits, lait ou viandes, venant d'animaux infectés ou encore
facteurs prédisposant individuels
) et ont été
considérés comme des formes humaines de la fièvre
aphteuse.
Ces observations sont anciennes et rares et dans tous
les cas cette maladie s'est avérée bénigne. Le
dernier cas humain rapporté en Grande-Bretagne a été
observé en 1966 en période épidémique. Il
n'a pas été observé de cas lors de l'épizootie
de 1981 dans ce pays.
Les limitations de circulation instituées ou préconisées
par les autorités britanniques ainsi que les mesures de précaution
adoptées par les différents pays européens et singulièrement
par la France, ne sont donc pas liées au risque de transmission
à l'homme du virus de la fièvre aphteuse mais sont destinées
à éviter la contamination du cheptel par le virus sur
le territoire national.
Contact Presse : Marie Chirouze
01.40.56.52.62 (tél.)
01.40.56.41.56 (fax)
marie.chirouze@sante.gouv.fr
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EDITORIAL : La fièvre aphteuse
entraîne une véritable crise
12 avril 2001
(Source :Bulletin Electronique Royaume-Uni - ADIT)
La fièvre aphteuse entraîne une véritable crise
au Royaume-Uni allant
jusqu'à entraîner le report des élections locales
ainsi que des élections
générales qui, bien que la date n'ait pas été
officiellement fixée,
étaient attendues pour le début du mois de mai. Le débat
sur la
vaccination n'est pas clos et les modélisations de l'évolution
du nombre
de cas déclarés laisse espérer qu'elle ne sera
pas nécessaire. Une grande
enquête sur les raisons d'une telle épidémie est
déjà prévue dès que la
situation sera redevenue normale et la maladie éradiquée.
La présence de
plusieurs décès des suites de la nouvelle variante de
la maladie de
Creutzfeld-Jakob en quelques années aux environs du même
village du
Leicestershire a entraîné une enquête pour en déterminer
les causes
probables. Les conclusions viennent d'être rendues publiques,
des
explications sont avancées mais les hypothèses émises
sont encore très
spéculatives. La Royal Society a relancé une nouvelle
étude sur les
risques et les bénéfices des cultures de plantes génétiquement
modifiées,
ce travail rendra compte des recherches effectuées depuis le
rapport de
1998 sur le même sujet. La Royal Society veut également
élargir le champ
des disciplines et des travaux permettant de considérer l'élection
au rang
de "Fellow" très convoité tout en conservant
la même limite de 42 pour le
nombre des admissions annuelles. La biotechnologie reste l'un des domaines
phares de la recherche britannique et le Royaume-Uni souhaiterait voir
ce
domaine entrer dans les priorités européennes comme ce
fut le cas
précédemment pour les technologies de l'information. La
compétition reste
de mise et le Wellcome Trust refuse l'utilisation de ses financements
pour
l'achat par les laboratoires de données en provenance de la base
de Celera
Genomics, la société privée de séquençage
du génome humain qui était en
concurrence avec le projet public. Les annonces de financements pour
les
énergies renouvelables se multiplient, une partie des fonds provenant
de
la "National Lottery". Les compensations accordées
au Nord-Ouest du pays,
après la décision de construire le nouveau synchrotron
"Diamond" aux
environs d'Oxford, se précisent avec les 150 millions de Livres
de
financement de deux projets qui sous-tendent la proposition de "Centre
for
Accelerator Science and Imaging and Medicine" a Daresbury. L'attribution
des allocations de recherche par le Higher Education Funding Council
of
England confirme la concentration des financements sur quelques
Universités de renom et la forte sélectivité pratiquée.
Michel Bernier
FIEVRE APHTEUSE : L'HISTOIRE D'UNE EPIDEMIE
L'origine de la fièvre aphteuse en Grande-Bretagne
pourrait avoir été
identifiée. En effet, une hypothèse est que des préparations
de viande
contaminées, en provenance d'Asie ou une importante épidémie
(avec un
virus du même type) fait rage, auraient été introduites
en
Grande-Bretagne. De la viande au bétail, il n'y a qu'une seule
étape... le
"pigswill", une sorte de bouillie obtenue a partir des restes
alimentaires
des cuisines scolaires et des restaurants. Environ 1% des éleveurs
de
porcs britanniques utilisent cette bouillie pour nourrir leur cheptel,
soit 80 000 porcs. Une mauvaise utilisation de cette bouillie, les restes
contaminés par de la viande importée et l'absence de chauffage
a 100°C,
serait à l'origine de l'infection des premiers porcs dans une
ferme du
Northumberland à Heddon-on-the-Wall.
Comment de la viande en provenance de pays atteints par
la fièvre aphteuse
a-t-elle pu être introduite en Grande-Bretagne ? La réponse
est simple :
illégalement. Alors que les transports de viande sont très
contrôlés, les
importations de tout ce qui ne concerne pas la viande ne le sont pas
ou
très peu. Il est donc relativement facile de transporter, illégalement,
en
plus des fruits et légumes, des stocks de viandes de pays à
partir
desquels l'importation de viande est illégale pour cause de fièvre
aphteuse.
L'épidémie actuelle en Grande-Bretagne est
considérée comme beaucoup plus
grave que celle de 1967, non par le nombre de foyers mais par leur
répartition à travers tout le pays et par le nombre de
bêtes abattues. On
peut donc se demander comment, et pourquoi, l'épidémie
s'est elle étendue
aussi rapidement en Grande-Bretagne. Le virus a du faire son apparition
dans le pays fin janvier ou début février même si
le premier cas n'a
officiellement été déclare que le 19 février.
Pendant cette période, les
restrictions de déplacement n'existaient pas et les bêtes,
en période
d'incubation, ont été exposées dans des foires
et des marchés agricoles,
vendues et transportées à travers tout le pays. Ainsi,
des moutons des
alentours de Heddon-on-the-Wall ont été amenés
au marché de Hexham le
13/02/01 et de ce marché des bêtes sont parties pour ceux
de Longtown,
Carlisle et Welshpool, et chez des négociants dans le Devon,
le Cheshire,
la région de Cambridge... avec au passage dissémination
du virus. A cela,
il faut ajouter que la traçabilité n'est pas parfaite
en Grande-Bretagne,
en particulier pour ce qui concerne le commerce des moutons, ce qui
a
empêche la mise en quarantaine et l'abattage immédiat de
toutes les bêtes
mises en contact avec le virus. Enfin, pour compliquer encore la
situation, il semblerait que la souche de virus qui sévit en
ce moment
affecte relativement peu les ovins, et les transforme aisément
en porteurs
sains contagieux.
La Grande-Bretagne compte, au 4 Avril 2001, plus de mille
cas de fièvre
aphteuse et, six semaines après son début, l'épidémie
ne semble pas encore
avoir atteint son pic. Un problème majeur auquel doit faire face
la
Grande-Bretagne est l'abattage des troupeaux infectés et la destruction
des carcasses. Ces opérations doivent être réalisées
le plus rapidement
possible, idéalement dans les 24h qui suivent la détection
d'un cas, pour
espérer endiguer la maladie.
Malheureusement, l'ampleur de la tache - au total il s'agit
d'un million
de bêtes depuis le début de l'épidémie -
rend les délais presque
impossible à respecter, en particulier dans les régions
les plus infectées
comme la Cumbria (plus de 220 cas). Actuellement il reste encore plus
de
350 000 bêtes à abattre et seules 450 000 carcasses ont
été détruites.
Alors qu'initialement toutes les bêtes étaient brûlées,
la décision a été
prise d'enfouir une partie des troupeaux. Les britanniques doivent
cependant faire attention a ne pas enterrer les bovins de plus de 3
ans
pour cause d'ESB. La vaccination de tout ou partie des troupeaux, qui
a
été envisagée un temps dans les régions
les plus touchées par l'épidémie,
n'est plus a l'ordre du jour, même si l'idée n'est pas
complètement
écartée par les autorités.
D'un point de vue politique, cette crise a également
eu comme conséquence
de retarder la tenue des élections locales, initialement prévues
le 3 mai,
au 7 juin. Tony Blair, qui a longtemps retardé cette décision,
a voulu
ainsi montrer que le gouvernement tenait compte de la détresse
des
personnes confrontées à l'épidémie. La tenue
d'élections générales n'a
jamais été officiellement mentionnée.
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