Sommaire
La transmission
La maladie
La vaccination

 

Fièvre-Aphteuse.com carrefour de ceux qui veulent savoir.

La maladie expliquée
Petit historique
Dossier vaccination

Foire aux questions
Liens pertinents

Fièvre-Aphteuse.com prépare :

Glossaire
Bibliographie

 


  Ce site est enregistré à la CNIL sous le n° de dossier : 751647

 

 
 
   

 
  Vache-Folle.com
  HIV-Sida.com
 

 Legionnellose.com
Syndrome-des-Balkans.com
Virus-Ebola.com

 
 
  Toutes les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de l'information peuvent disposer gratuitement d'une page dans le site Fièvre-Aphteuse.com

 

 

 

 

 

Archives - Communiqués de presse

Sommaire :

Virus mutant de la fièvre aphteuse
La fièvre Aphteuse n'est pas transmissible à l'homme

La fièvre aphteuse entraîne une véritable crise

Décision de la Commission du 18 juillet 2001 modifiant pour la sixième fois la décision 2001/356/CE relative à certaines mesures de protection contre la fièvre aphteuse au Royaume-Uni [notifiée sous le numéro C(2001) 2225] (1) JOCE L 195 du 19/07/01
Lire la décision sur europa.eu.int

COMMUNIQUE DE PRESSE: Commerce extérieur agro-alimentaire de mai 2001 :
"Un excédent de 3,7 milliards de francs "
Paris, le 17 juillet 2001
Lire le communiqué sur agriculture.gouv.fr

"Discours de Jean GLAVANY à l'Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) LAVAL, le 4 Juillet 2001
Grâce aux efforts de tous, et, en particulier, d'abord et avant tout par les professionnels de la Mayenne et de l'Orne auxquels je veux rendre un hommage particulier depuis le 23 juin, la France a retrouvé son statut de pays "indemne de fièvre aphteuse sans vaccination",..."
Lire la suite sur agriculture.gouv.fr

La fièvre aphteuse dans la cité des éléphants
22 juin 2001
2 cas de fièvre aphteuse ont été détectés chez des éléphants à Delhi (Inde). Il semble que ces cas ne soit pas les premiers. Il y a 10 mois un autre éléphant est décédé des mêmes symptômes près de Kerala. Habituellement les éléphants ne sont pas sensibles à cette maladie. Mais la forte concentration de bétail et de porc dans cette région a pu provoquer une augmentation de la concentration en virus dans ce secteur et atteindre les éléphants. D'autre part les conditions d'hygiènes sont déplorables dans cette région et des septicémies sont fréquentes. Les animaux sont alors beaucoup plus fragiles et susceptibles d'attraper des maladies virales telle que la fièvre aphteuse.

SPECIAL FIEVRE APHTEUSE - DES NOUVELLES DU COTE DE LA FIEVRE APHTEUSE
(source : Bulletin Electronique Royaume-Uni - 16 juin 2001- ADIT)
Le parti travailliste, pendant la campagne au mois de mai, a promis qu'une enquete serait mise en place pour etudier les aspects scientifiques permettant d'eviter l'apparition d'epizooties dans le futur. Le gouvernement souhaite limiter l'enquete sur l'epidemie de fievre aphteuse aux aspects purement scientifiques en evitant les questions politiques. Cette position doit etre comparee a celle adoptee par le meme gouvernement travailliste pour l'enquete Phillips sur la crise de la vache folle. Il est vrai que le parti conservateur avait ete au pouvoir pendant toutes les annees de crise. L'enquete pourrait etre confiee a la "Royal Society" (RS), dont la vocation est de s'interesser a l'aspect scientifique des problemes. Le "Royal College of Veterinary Surgeons" (RCVS) appelle quant a lui a une enquete beaucoup plus poussee, du meme ordre que l'enquete "Northumberland" realisee a l'issue de l'epidemie de fievre aphteuse de 1967 par la chambre des Lords. Il faudrait, selon le RCVS que l'enquete soit independante, et libre de chercher les preuves ou qu'elles soient. Au sein de cette enquete, la RS pourrait etre entendue comme temoin mais ne devrait pas etre chargee de l'organiser. Le point de rencontre entre la science et la politique se trouve au niveau du choix de la modelisation de l'epidemie. Le "Cabinet Office Briefing Room" (COBR), le comite qui a gere la crise de la fievre aphteuse sous la direction de David King, a ete critique pour avoir base sa politique d'abattage massif sur un modele mathematique juge trop simpliste, propose par des specialistes des epizooties de l'"Imperial College" et de Cambridge. La communaute veterinaire se demande si le gouvernement, afin d'arreter l'epidemie avant les elections de Juin, n'a pas deliberement choisi de ne pas s'interesser aux donnees epidemiologiques supplementaires qui auraient permis d'affiner le modele. Les criteres pris en comptent ont-ils ete le cout et l'aspect humain ou seulement le desir d'en finir au plus vite? Il est vrai que le gouvernement aurait beaucoup a perdre si une enquete etait ouverte afin d'etudier autant les aspects politiques que scientifiques de l'epidemie de fievre aphteuse. En effet, tous les journaux ont affirme que les lecons de l'epidemie de 1967 n'ont pas ete prises en compte. Ainsi l'enquete "Northumberland" de 1969 mettait l'accent sur la necessite de prevoir, des le depart, l'evolution de l'epizootie, avec la mise en place immediate d'une equipe de scientifiques comprenant des epidemiologistes, des meteorologues et des virologistes. Il a fallu attendre un mois avant que le gouvernement ne mette en place un tel dispositif en 2001. Cependant, l'erreur principale du gouvernement a peut-etre ete de sous-estimer initialement l'ampleur des mouvements des animaux et les consequences pour la dissemination de l'epidemie, un probleme qui n'existait pas, ou peu, en 1967. Cependant, les procedures judiciaires qui sont menees contre le "Ministry of Agriculture, Fishery and Food" (MAFF) pour abattage non necessaire pourraient forcer la main au gouvernement, l'obligeant a mettre en place une enquete approfondie sur l'epidemie de fievre aphteuse et non seulement sur les aspects scientifiques. Les experts en sante animale savent deja quels seront les sujets a developper pour la fievre aphteuse : la modelisation des epidemies, les problemes de diagnostic, et bien sur, la vaccination. L'epidemie a mis en evidence un enorme trou dans la connaissance scientifique en particulier en matiere de modelisation. Il est important de developper des techniques prenant mieux en compte les differences qui existent entre les especes et les regions. Il faudrait egalement regarder en quoi les infrastructures, et les pratiques en matiere d'agriculture ont eu un impact sur le developpement de l'epidemie, en comparaison avec celle de 1967. Les sujets prioritaires n'ont pas change depuis l'enquete "Northumberland", ils ont juste manque de fonds. A la suite de l'epidemie, il est possible que ces domaines recoivent brusquement plus de financement, mais, selon Chris Bostock, directeur de l'"Institute of Animal Health" il ne faut pas pour autant negliger les autres secteurs de la recherche en sante animale et privilegier le court terme au depend du long terme. (Research Fortnight 20/06/01) En consequence de la fievre aphteuse, le "Natural Environment Research Council" (NERC) a recu 200 demandes de chercheurs inquiets car l'epidemie affecte leur travail. En raison des ressources limitees pour aider les chercheurs, le NERC a decide de donner la priorite aux etudiants, et en particulier a ceux de 2eme et 3eme annees. Les autres demandes d'aides seront prises en compte apres celles des etudiants. (Research Fortnight 20/06/01) La fievre aphteuse pourrait etre utilisée comme une arme de guerre pour destabiliser un pays. C'est ce qui ressort d'une reunion d'experts internationaux qui s'est tenue a Edimbourg sur les possibles risques en matiere de securite pour les etats. (AFP 19/06/01) Le "Centre for Rural Economy" a publie plusieurs rapports sur les aspects scientifiques, politiques et economiques de la crise, ils sont disponibles sur son site internet http://www.ncl.ac.uk/cre

Virus mutant de la fièvre aphteuse
(source : Bulletin Electronique Canada - ADIT)
6 juin 2001
Un chercheur de University of Guelph, en étudiant la fièvre aphteuse, a trouvé une "empreinte" indiquant que le virus pourrait partager certaines caractéristiques adaptatives d'infections virales plus longues comme le VIH. Daniel Haydon, chercheur au département de zoologie, s'est intéressé à 6 différents types de virus de fièvre aphteuse (FMDV, an anglais).
Lire la suite

Un institut du MAFF développe un nouveau test de diagnostic de la fièvre aphteuse
(source : Bulletin Electronique Japon - ADIT)
18 avril 2001
Le " National Institute of Animal Health " (NIAH), un institut de recherche du MAFF, a développé une nouvelle méthode de détection des animaux atteints de fièvre aphteuse. La nouvelle technique détecte chacun des sept virus identifies jusqu'à présent comme responsables de cette infection. En outre, il permet de déterminer si les animaux vaccinés ont été infectés. Le test utilise un peptide synthétisé qui fait partie d'une protéine produite par les sept souches de virus. Mélangé au sérum, ce peptide permet de détecter l'infection en trois heures. Les tests existants de diagnostic utilisent une forme inactive du virus pour détecter les anticorps présents dans le sérum. Ces méthodes ne permettent toutefois pas de distinguer les anticorps produits suite à une infection et ceux résultants d'une vaccination. La demande pour le nouveau test pourrait rapidement augmenter à Taiwan et en Corée du Sud ou les animaux sont vaccinés. (Source: The Nikkei Industrial Daily, Tuesday, April 10, 2001) (Contact: olivier.ruetsch@diplomatie.gouv.fr) (Ref.: AGR/179/183)

EDITORIAL : La fièvre aphteuse entraîne une véritable crise
12 avril 2001
La fièvre aphteuse entraîne une véritable crise au Royaume-Uni allant jusqu'à entraîner le report des élections locales ainsi que des élections générales qui, bien que la date n'ait pas été officiellement fixée, étaient attendues pour le début du mois de mai. Le débat sur la vaccination n'est pas clos et les modélisations de l'évolution du nombre de cas déclarés laisse espérer qu'elle ne sera pas nécessaire. Une grande enquête sur les raisons d'une telle épidémie est déjà prévue dès que la situation sera redevenue normale et la maladie éradiquée. La présence de plusieurs décès des suites de la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeld-Jakob en quelques années aux environs du même village du Leicestershire a entraîné une enquête pour en déterminer les causes probables. Les conclusions viennent d'être rendues publiques, des explications sont avancées mais les hypothèses émises sont encore très spéculatives.
(Source :Bulletin Electronique Royaume-Uni - ADIT)
Lire la suite...

La fièvre Aphteuse n'est pas transmissible à l'homme
Ministère délégué à la santé - Direction générale de la santé
2 mars 2001

L'épizootie de fièvre aphteuse qui s'est déclarée en Grande-Bretagne a pu susciter des interrogations quant à la transmission possible à l'homme du virus responsable.
C'est pourquoi le ministère délégué à la santé tient à apporter les précisions suivantes.
Il faut rappeler que la fièvre aphteuse est une maladie animale due à un virus, qui à priori n'est pas transmissible à l'homme.
Lire la suite...

Les mesures spectaculaires prises n'ont pas pour objet d'éviter un risque de santé publique ou d'environnement, mais de répondre à un besoin purement économique.

Il faut souligner ici que plus de 93 % des bêtes abattues auraient pu guérir. L'abattage en masse a donc un seul objectif : éviter de garder des bêtes qui seraient moins rentables. Le principe de précaution, ou plutôt de prévention, s'il avait été appliqué, aurait plutôt consisté à maintenir les vaccinations, ce qui, pour des raisons économiques, n'a pas été fait.

Pourquoi on ne vaccine pas :

- 30 millions doses de vaccin sont disponibles pour 300 millions animaux.
- Ce vaccin protège les animaux pour une seule souche du virus
- Pas de problème de santé publique car le virus affecte rarement l'homme et de manière bénigne.
- Un animal vacciné reste porteur du virus : il n'est donc plus " exportable "
- Le coût de l'abattage des animaux suspects est inférieur à celui d'une campagne de vaccination.
30 mars 2001

Virus mutant de la fièvre aphteuse
Bulletin Electronique Canada - ADIT
6 juin 2001
Un chercheur de University of Guelph, en étudiant la fièvre aphteuse, a trouvé une "empreinte" indiquant que le virus pourrait partager certaines caractéristiques adaptatives d'infections virales plus longues comme le VIH. Daniel Haydon, chercheur au département de zoologie, s'est intéressé à 6 différents types de virus de fièvre aphteuse (FMDV, an anglais).Dans la partie génétique de son étude, il écrit qu'il a découvert une empreinte dans les gènes de FMDV qui révèle que le virus utilise son niveau de mutation extrêmement élevé pour créer des avantages sélectifs. Bien que FMDV n'est d'aucun risque pour l'homme, cette variation a aussi été trouvée dans les virus humains tels que le virus du sida, qui est obligé de changer vite et souvent pour pouvoir tromper le système immunitaire. Le docteur Haydon explique que c'est la raison pour laquelle on est obligé de donner plusieurs médicaments pour combattre le virus du sida, car s'il n'y en avait qu'un d'administré, le virus, en mutant rapidement pourrait vite ne plus être reconnu du système immunitaire, et passer inaperçu. Cependant, en ce qui concerne la mutation du FMDV, il n'est pas si simple de savoir si c'est une coïncidence accidentelle lui permettant de survivre ou bien une qualité intrinsèque au virus qui lui permet de persister. Pour plus d'informations Daniel Haydon, Dpt of Zoology, Tel : 519-824-4120 poste 6300 Email : dhaydon@uoguelph.ca TORONTO (sculto@idirect.com)

haut de page


La fièvre Aphteuse n'est pas transmissible à l'homme
Ministère délégué à la santé - Direction générale de la santé
2 mars 2001

L'épizootie de fièvre aphteuse qui s'est déclarée en Grande-Bretagne a pu susciter des interrogations quant à la transmission possible à l'homme du virus responsable.
C'est pourquoi le ministère délégué à la santé tient à apporter les précisions suivantes.
Il faut rappeler que la fièvre aphteuse est une maladie animale due à un virus, qui à priori n'est pas transmissible à l'homme.

L'analyse des données scientifiques existantes fait cependant apparaître que quelques cas de maladie humaine bénigne, reproduisant les signes de la fièvre aphteuse, ont pu être observés dans des circonstances particulières (contacts fréquents avec des animaux malades, consommation répétée de produits, lait ou viandes, venant d'animaux infectés ou encore facteurs prédisposant individuels …) et ont été considérés comme des formes humaines de la fièvre aphteuse.

Ces observations sont anciennes et rares et dans tous les cas cette maladie s'est avérée bénigne. Le dernier cas humain rapporté en Grande-Bretagne a été observé en 1966 en période épidémique. Il n'a pas été observé de cas lors de l'épizootie de 1981 dans ce pays.

Les limitations de circulation instituées ou préconisées par les autorités britanniques ainsi que les mesures de précaution adoptées par les différents pays européens et singulièrement par la France, ne sont donc pas liées au risque de transmission à l'homme du virus de la fièvre aphteuse mais sont destinées à éviter la contamination du cheptel par le virus sur le territoire national.

Contact Presse : Marie Chirouze
01.40.56.52.62 (tél.)
01.40.56.41.56 (fax)
marie.chirouze@sante.gouv.fr

retour haut de page


EDITORIAL : La fièvre aphteuse entraîne une véritable crise
12 avril 2001
(Source :Bulletin Electronique Royaume-Uni - ADIT)
La fièvre aphteuse entraîne une véritable crise au Royaume-Uni allant
jusqu'à entraîner le report des élections locales ainsi que des élections
générales qui, bien que la date n'ait pas été officiellement fixée,
étaient attendues pour le début du mois de mai. Le débat sur la
vaccination n'est pas clos et les modélisations de l'évolution du nombre
de cas déclarés laisse espérer qu'elle ne sera pas nécessaire. Une grande
enquête sur les raisons d'une telle épidémie est déjà prévue dès que la
situation sera redevenue normale et la maladie éradiquée. La présence de
plusieurs décès des suites de la nouvelle variante de la maladie de
Creutzfeld-Jakob en quelques années aux environs du même village du
Leicestershire a entraîné une enquête pour en déterminer les causes
probables. Les conclusions viennent d'être rendues publiques, des
explications sont avancées mais les hypothèses émises sont encore très
spéculatives. La Royal Society a relancé une nouvelle étude sur les
risques et les bénéfices des cultures de plantes génétiquement modifiées,
ce travail rendra compte des recherches effectuées depuis le rapport de
1998 sur le même sujet. La Royal Society veut également élargir le champ
des disciplines et des travaux permettant de considérer l'élection au rang
de "Fellow" très convoité tout en conservant la même limite de 42 pour le
nombre des admissions annuelles. La biotechnologie reste l'un des domaines
phares de la recherche britannique et le Royaume-Uni souhaiterait voir ce
domaine entrer dans les priorités européennes comme ce fut le cas
précédemment pour les technologies de l'information. La compétition reste
de mise et le Wellcome Trust refuse l'utilisation de ses financements pour
l'achat par les laboratoires de données en provenance de la base de Celera
Genomics, la société privée de séquençage du génome humain qui était en
concurrence avec le projet public. Les annonces de financements pour les
énergies renouvelables se multiplient, une partie des fonds provenant de
la "National Lottery". Les compensations accordées au Nord-Ouest du pays,
après la décision de construire le nouveau synchrotron "Diamond" aux
environs d'Oxford, se précisent avec les 150 millions de Livres de
financement de deux projets qui sous-tendent la proposition de "Centre for
Accelerator Science and Imaging and Medicine" a Daresbury. L'attribution
des allocations de recherche par le Higher Education Funding Council of
England confirme la concentration des financements sur quelques
Universités de renom et la forte sélectivité pratiquée.

Michel Bernier

FIEVRE APHTEUSE : L'HISTOIRE D'UNE EPIDEMIE

L'origine de la fièvre aphteuse en Grande-Bretagne pourrait avoir été
identifiée. En effet, une hypothèse est que des préparations de viande
contaminées, en provenance d'Asie ou une importante épidémie (avec un
virus du même type) fait rage, auraient été introduites en
Grande-Bretagne. De la viande au bétail, il n'y a qu'une seule étape... le
"pigswill", une sorte de bouillie obtenue a partir des restes alimentaires
des cuisines scolaires et des restaurants. Environ 1% des éleveurs de
porcs britanniques utilisent cette bouillie pour nourrir leur cheptel,
soit 80 000 porcs. Une mauvaise utilisation de cette bouillie, les restes
contaminés par de la viande importée et l'absence de chauffage a 100°C,
serait à l'origine de l'infection des premiers porcs dans une ferme du
Northumberland à Heddon-on-the-Wall.

Comment de la viande en provenance de pays atteints par la fièvre aphteuse
a-t-elle pu être introduite en Grande-Bretagne ? La réponse est simple :
illégalement. Alors que les transports de viande sont très contrôlés, les
importations de tout ce qui ne concerne pas la viande ne le sont pas ou
très peu. Il est donc relativement facile de transporter, illégalement, en
plus des fruits et légumes, des stocks de viandes de pays à partir
desquels l'importation de viande est illégale pour cause de fièvre
aphteuse.

L'épidémie actuelle en Grande-Bretagne est considérée comme beaucoup plus
grave que celle de 1967, non par le nombre de foyers mais par leur
répartition à travers tout le pays et par le nombre de bêtes abattues. On
peut donc se demander comment, et pourquoi, l'épidémie s'est elle étendue
aussi rapidement en Grande-Bretagne. Le virus a du faire son apparition
dans le pays fin janvier ou début février même si le premier cas n'a
officiellement été déclare que le 19 février. Pendant cette période, les
restrictions de déplacement n'existaient pas et les bêtes, en période
d'incubation, ont été exposées dans des foires et des marchés agricoles,
vendues et transportées à travers tout le pays. Ainsi, des moutons des
alentours de Heddon-on-the-Wall ont été amenés au marché de Hexham le
13/02/01 et de ce marché des bêtes sont parties pour ceux de Longtown,
Carlisle et Welshpool, et chez des négociants dans le Devon, le Cheshire,
la région de Cambridge... avec au passage dissémination du virus. A cela,
il faut ajouter que la traçabilité n'est pas parfaite en Grande-Bretagne,
en particulier pour ce qui concerne le commerce des moutons, ce qui a
empêche la mise en quarantaine et l'abattage immédiat de toutes les bêtes
mises en contact avec le virus. Enfin, pour compliquer encore la
situation, il semblerait que la souche de virus qui sévit en ce moment
affecte relativement peu les ovins, et les transforme aisément en porteurs
sains contagieux.

La Grande-Bretagne compte, au 4 Avril 2001, plus de mille cas de fièvre
aphteuse et, six semaines après son début, l'épidémie ne semble pas encore
avoir atteint son pic. Un problème majeur auquel doit faire face la
Grande-Bretagne est l'abattage des troupeaux infectés et la destruction
des carcasses. Ces opérations doivent être réalisées le plus rapidement
possible, idéalement dans les 24h qui suivent la détection d'un cas, pour
espérer endiguer la maladie.

Malheureusement, l'ampleur de la tache - au total il s'agit d'un million
de bêtes depuis le début de l'épidémie - rend les délais presque
impossible à respecter, en particulier dans les régions les plus infectées
comme la Cumbria (plus de 220 cas). Actuellement il reste encore plus de
350 000 bêtes à abattre et seules 450 000 carcasses ont été détruites.
Alors qu'initialement toutes les bêtes étaient brûlées, la décision a été
prise d'enfouir une partie des troupeaux. Les britanniques doivent
cependant faire attention a ne pas enterrer les bovins de plus de 3 ans
pour cause d'ESB. La vaccination de tout ou partie des troupeaux, qui a
été envisagée un temps dans les régions les plus touchées par l'épidémie,
n'est plus a l'ordre du jour, même si l'idée n'est pas complètement
écartée par les autorités.

D'un point de vue politique, cette crise a également eu comme conséquence
de retarder la tenue des élections locales, initialement prévues le 3 mai,
au 7 juin. Tony Blair, qui a longtemps retardé cette décision, a voulu
ainsi montrer que le gouvernement tenait compte de la détresse des
personnes confrontées à l'épidémie. La tenue d'élections générales n'a
jamais été officiellement mentionnée.

retour haut de page

retour accueil

 

                               
                           
 
Fièvre-Aphteuse.com est un site d'informations . Fièvre-Aphteuse.com ne peut en aucun cas être considéré comme un prescripteur ou comme un médecin : toutes ces informations vous permettent de mieux comprendre votre santé, mais se cantonnent strictement à un caractère informatif d'ordre général.
En cas de problèmes de santé, consulter un médecin.
 
© 2000-2004 L'Encyclopédie Médicale - Tous Droits réservés /all Rights reserved